journée nationale des aidants

8 millions de personnes accompagnent au quotidien un proche en situation de perte d’autonomie ou en situation de handicap. Organisée chaque année, la Journée des Aidants est l’occasion d’organiser des actions de soutien, d’informer et de guider ceux qui s’occupent de personnes dépendantes. Des conférences, ateliers et échanges auront lieu sur le thème de la solidarité.

Mais finalement, que signifie vraiment « être aidant » en 2015 ? Quelles conséquences sur la vie de famille et pour la société ? Eléments de réponses.

Les aidants en France

En France, sur les 8,3 millions d’aidants, familiaux et professionnels, plus de 4 millions s’occupent d’un proche de plus de 60 ans. Quelques statistiques nous aident à y voir plus clair sur le profil des personnes dites « aidantes ». On apprend également que 40% d’entre eux sont salariés et que ce sont en majorité des femmes (60%).

Le rôle des aidants consiste à assister dans la vie de tous les jours aussi bien sur le plan moral, physique ou encore financier. Ils occupent une fonction de coordination auprès des différents intervenants professionnels et permettent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. Cela suppose donc de réussir à s’organiser afin de concilier au mieux vie professionnelle, vie personnelle et obligations d’aidant.

Bien souvent, cette responsabilité est souvent perçue comme une charge importante et est parfois synonyme d’isolement. La journée nationale des aidants (JNA) réunit chaque année cette communauté nationale silencieuse et favorise les échanges. Car aujourd’hui, le statut juridique d’aidant n’est pas encore bien défini.

 

Le statut des aidants

Depuis juin 2015, le gouvernement a mis en place des solutions pour les aidants dans le cadre de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement. Cette loi, qui encadre le statut d’aidant, instaurera un droit au répit, afin de pouvoir s’absenter quelques mois (notamment en vacances). Elle prévoit de mettre en place des mesures d’accompagnement pour les aidants salariés, qui sont de plus en plus nombreux.

Actuellement, la législation propose aux salariés aidants deux possibilités non rémunérées : un « congé solidarité familiale » d’une durée de 3 mois ou bien un congé soutien familial.

Ces nouvelles mesures sont donc nécessaires car l’allongement de l’espérance de vie suppose que le nombre d’aidants va augmenter aussi certainement que le nombre de personnes en situation de dépendance.

 

Aider les aidants

Il existe de nombreux organismes au service des aidants. Par exemple, les CCAS, les CLIC et les services sociaux des caisses retraites peuvent être sollicités pour des renseignements ou des informations concernant les dispositifs d’aide disponibles. Des aides financières versées à l’aidé comme l’APA peuvent faire l’objet d’une demande, sous conditions de ressources.

Les aidants peuvent rejoindre des communautés d’aidants et des groupes de parole comme l’Association Française des Aidants. Parmi les autres réseaux, le Café des Aidants propose la carte d’urgence de l’aidant dans le but d’apporter du soutien lors d’imprévus (accidents, malaises, indisponibilités,…).

Les assurances ont également pris conscience des besoins spécifiques à cette situation. Des offres adaptées ont récemment fait leur apparition dans le but d’améliorer le quotidien des aidants.

Autre option, la téléassistance est une solution permettant aux aidants d’être prévenus lorsque l’aidé se trouve en situation d’urgence. Des détecteurs de chutes et téléphones connectés géolocalisés peuvent rassurer, garantir un meilleur suivi et permettre d’apporter une première solution aux familles dans le long chemin qu’est la gestion des personnes dépendantes.

 

Sources : Silver Eco, Association française des aidants, Le site des aidants, Journée des Aidants,

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