Alzheimer : La maladie du siècle

La maladie d'Alzheimer, est une pathologie touchant près de 900 000 personnes en France. Perçu comme étant tabou le sujet est relativement méconnu. Chaque année, la Journée Mondiale de Lutte contre Alzheimer marque l'occasion d'en parler librement.

La maladie a été décrite pour la première fois par le neuropsychiatre allemand Alois Alzheimer. Le suivi de sa patiente, Auguste Deter, lui a permis de décrire dès 1906 les effets néfastes de cette forme de démence.

C’est quoi au juste, Alzheimer ?

Une évolution rapide

La maladie d'Alzheimer se définit comme étant neurodégénérative. Elle entraîne le déclin progressif des facultés cognitives, de la mémoire et des aptitudes au raisonnement. Sa progression varie d’une personne à une autre, mais sept étapes se distinguent :

  • Stade 1: Aucune déficience. Pas de symptômes ni perte de mémoire
  • Stade 2: Déficit cognitif très léger. Quelques troubles de la mémoire mais aucun signe de démence
  • Stade 3: Déficit cognitif léger. Difficultés de concentration et troubles manifestes de la mémoire
  • Stade 4: Déficit cognitif modéré. Apparition des premiers symptômes révélateurs
  • Stade 5: Déficit cognitif modérément sévère. Troubles de la mémoire et du raisonnement, difficultés pour s’orienter
  • Stade 6: Déficit cognitif sévère. Aggravation des  pertes de mémoire, troubles de la personnalité et du comportement
  • Stade 7: Déficit cognitif très sévère. Phase terminale (troubles sévères de l’élocution, impossibilité de communiquer, dépendance importante

Ces stades peuvent se superposer et s’étendre sur une vingtaine d’années.

Les signes avant-coureurs

le diagnostic s’avère difficile à établir car les prémisses de la maladie surviennent en même temps que les simples conséquences normales du vieillissement. Les premiers symptômes impactent principalement la vie quotidienne, avec par exemple, des problèmes d’orientation ou dans la préparation des repas. Un état dépressif peut aussi se manifester au même moment.

La liste suivante répertorie une série de symptômes révélateurs de l’avancée de la maladie :

  1. Pertes de mémoire
  2. Difficultés d’exécution de tâches familières
  3. Troubles du langage
  4. Désorientation dans l'espace et dans le temps
  5. Jugement affaibli
  6. Difficultés face aux notions abstraites
  7. Objets égarés
  8. Changements d'humeur ou de comportement
  9. Changements de personnalité
  10. Manque d'enthousiasme

D’après une étude récente, les patients ont pour la plupart conscience de la dégradation de leur état de santé, sans pour autant en faire part à leurs proches par peur ou par honte.

 

La prévention des risques

Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif pour l’instant, il est possible de ralentir la progression de cette dégénérescence. Un vaccin thérapeutique fait  actuellement l’objet de recherches médicales. Aujourd’hui, les personnes touchées sont traitées avec divers médicaments dont des anticoagulants et des antidépresseurs qui améliorent leur qualité de vie. Dans les centres spécialisés, des ateliers mémoire, musicothérapie, art thérapie ou encore relaxation sont proposés. Seul le diagnostic à des stades précoces ralentit efficacement l’avancée de cette pathologie, d’où l’importance du dépistage.

Plusieurs mesures préventives limitent les risques. Parmi elles, l’entretien de la mémoire grâce à des activités intellectuelles (telles que la lecture) sont particulièrement recommandées.

Le bien-être du corps et de l’esprit est nécessaire. Il est en effet recommandé de pratiquer une activité physique régulière et de maintenir une vie sociale de qualité.

Viennent ensuite les conseils sur l’alimentation, qui se doit d’être pauvre en calories et riche en oligo-éléments. Les sources de fer comme les épinards et le chocolat noir sont bénéfiques selon les études des chercheurs. A contrario, les carences en oméga 3, que l’on retrouve dans le poisson, sont à éviter.
Il a également été prouvé que les lésions vasculaires provoquées par une mauvaise hygiène de vie (surpoids, diabète, tabagisme,…) impactent la survenue de la maladie d’Alzheimer.

Quant à la génétique, elle ne serait responsable que de moins d’un pourcent des cas. Il s’agit cependant du premier facteur d’Alzheimer précoce, c’est-à-dire avant 60 ans (pour 18% des malades).

 

Comment agir ?

Chaque patient peut bénéficier d’un suivi adapté dans les centres d’accueil ou auprès de médecins spécialisés. La Sécurité Sociale prend en charge l’intégralité du coût des soins médicaux et reconnait sa maladie comme Affection de longue durée (ALD). Les avantages procurés par l’APA et la carte d’invalidité peuvent également servir à financer une aide à domicile.

Des associations apportent leur soutien aux malades et à leurs familles. Le plan Alzheimer, initié par le gouvernement facilite la formation des médecins et l’accueil des patients au sein de centres adaptés.

Plusieurs organismes  tels que France Alzheimer et maladies apparentées et LECMA-Vaincre Alzheimer permettent de suivre l’avancée des recherches médicales et de faire un don.

Sources : Alzheimer's Association, Le Figaro Santé, Medarus, France Alzheimer et Maladies Apparentées

 

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