Avec l’âge subviennent les risques de dénutrition. Liés à une baisse de l’appétit, ils sont susceptibles d’accélérer la perte d’autonomie et la détérioration de l’état de santé. Face au risque de dénutrition, la prévention est le réflexe à adopter.

 

Quelles sont les raisons de cette baisse de la nutrition chez les seniors ?

 

  • La dénutrition aiguë : conséquence d’une situation pathologique aiguë, médicale, chirurgicale, traumatologique. Elle peut concerner un individu dont l’état nutritionnel était normal. Elle sera d’autant plus profonde et prolongée que l’état nutritionnel antérieur était altéré, que la maladie est grave et que la prise en charge thérapeutique est inadaptée.
  • Une dénutrition chronique : peut s’installer indépendamment de toute pathologie antérieure (conditions socio-économiques, vieillissement, état dépressif) ; le plus souvent, elle accompagne une pathologie chronique.

De nombreux seniors sont concernés. Le manque d’alimentation n’est pas uniquement la cause d’une baisse de morale ou de la solitude comme on pourrait le penser. La raison première est avant tout physiologique. En effet, en vieillissant, la quantité d’hormones produite par le corps diminue ce qui entraîne une baisse de la sensation d’appétit. Les besoins ne changent pourtant pas, d’où l’importance de maintenir une alimentation équilibrée.

 

Quelles sont les conséquences d’une baisse de l’alimentation ?

 

La dénutrition déstabilise l’équilibre du corps et le rend plus vulnérable. Cela entraîne une augmentation du risque d’infection ainsi que de la durée de cicatrisation. Elle est également responsable d’une perte de poids et donc d’une diminution de la masse musculaire qui peut causer une augmentation des risques de chute.

 

Quelles sont les situations à risques ?

 

Ce problème de santé publique méconnu concerne aussi bien les personnes âgées dépendantes que les populations plus jeunes telles que les enfants. La dénutrition est favorisée par la précarité et l’isolement. Parmi les autres causes sous-jacentes, on retrouve le deuil, la maltraitance et l’hospitalisation.
Une véritable prise de conscience doit s’opérer, notamment dans les établissements de santé où les dépistages se font souvent tardivement. C’est pour ces raisons que le ministère en charge de la Santé a mis en place depuis 2002 le Programme National Nutrition Santé à destination des hôpitaux. La circulaire appliquée la même année regroupe les professionnels de la santé au sein du Comité de liaison alimentation et nutrition (CLAN). Le CLAN a pour mission de proposer une politique nutritionnelle d’établissement, de former, éduquer et promouvoir la prise en charge des problèmes nutritionnels à l’hôpital. Il est constitué d’une représentation de personnels concernés (médecins, soignants, diététiciens, personnel de cuisine, direction).

 

Dénutrition des personnes âgées, comment la détecter ?

 

Il existe des signes précurseurs pouvant révéler une baisse de nutrition chez les aînés:

  • Veuvage récent, solitude et état dépressif.
  • Problèmes bucco-dentaires et troubles de la déglutition.
  • Prise de plusieurs médicaments quotidiens.
  • Perte de plus de 2kg dans le mois ou de 4kg dans les 6 derniers mois.
  • Perte d’autonomie physique ou psychique.

Les facteurs aggravants sont les faibles revenus et les maladies graves.

 

Comment aider les personnes concernées ?

 

Reprendre une alimentation saine est vital. Des professionnels comme les médecins peuvent intervenir. Dans les cas les moins graves, les proches peuvent veiller au respect de quelques principes :

  • Augmenter la valeur énergétique des plats
  • Consommer des compléments nutritionnels oraux
  • S’hydrater suffisamment
  • Pratiquer une activité physique afin d’ouvrir l’appétit.

Pour plus d’informations, consultez l’outil de dépistage de Manger Bouger.

 

sources: Manger Bouger, Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme

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